Vendredi 21 décembre 2007
Bon voilà, j'ai fait durer le suspens assez longtemps, enfin presque puisque tout le monde a pu voir que pour les 2 épreuves le candidat n°2 remporte la partie.  Mais qui est ce mystérieux candidat? 
Roulement de tambour: j'annonce officiellement que Mister Personnality 2007 est JIM.
Bravo à toi Jim! Je te contacte par mail pour qu'on fixe un RDV avec la girly Team.
Et merci à toi Void pour ta participation et ainsi qu'à tout ceux qui nous ont suivi jusqu'ici.
Par Summer
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Dimanche 9 décembre 2007
Voilà, je vous laisse un peu de temps pour départager nos candidats et annoncer le vainqueur.
Je profite de ce post aussi pour envisager l'avenir de ce blog. Je ne sais pas si le vainqueur voudra le reprendre ou si ca interesse quelqu'un, un candidat, un lecteur etc... si oui on se manifeste dnas les com ou par  mail.
Voila voila
Bon vote!
Par Summer
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Jeudi 29 novembre 2007
L'épreuve était: la prod t'offre tous les moyens, tu peux amener ta belle où tu veux pendant 48 heures et lui faire faire ce que tu veux. Quelle destination, pourquoi, quelles activités, pourquoi. Enfin, bref, tu décris ce WE et tu justifies ton choix

Voilà  à vous de VOTER!

candidat 1:
Bon, je m'excuse par avance de ma faible inspiration sur le sujet mais je confesse un manque total de connaissance en matière de rendez-vous stylé, façon grand restaurant avec le vin qui colle trop bien au goût du plat (je bois pas d'alcool, alors comptez pas sur moi pour choisir un vin) et d'un autre côté, les trips sur des tapis volants en chantant le Rêve bleu, bon...
Bref, ça va pas être trop cette ambiance.

D'après ce que j'ai compris, la production nous permet de faire tout qu'est-ce qu'on veut, donc je décrète, comme ça, que c'est le soir de Noël.
Il y a toujours quelque chose de magique qui se passe le soir de Noël, les décorations un peu partout, les lumières, les vitrines, ça fait résonner quelque chose au fond de nous. Je ne sais pas d'où ça vient, peut-être qu'au fond de nous, une âme d'enfant vibre encore devant ce spectacle enchanteur, ou bien, à force de les ingurgiter, on a assimilé toutes les niaiseries des films et séries américains.
Idéalement, la neige forme un tapis blanc sur les rues parisiennes (car oui, nous sommes à Paris), recouvrant béton et bitume (comme dirait Maxime) d'une nappe blanche immaculée. Et puisqu'un vrai rendez-vous ne peut pas sans faire sans restaurant, nous nous dirigeons vers l'un d'entre eux, mais pas n'importe lequel : les Restos du Cœur.

Bon, naturellement, le principe n'est pas de se déguiser pour manger à l'œil comme des crevards, mais plutôt de se mettre de l'autre côté et d'aider un peu les gens en se présentant comme bénévoles ce soir-là. Après tout, c'est Noël, s'il y a bien un soir pour ça...
Je ne vais pas mentir : je ne l'ai jamais fait, je ne sais donc pas comment ça se passe. Il va donc y avoir beaucoup de présomptions dans la suite et pas de véritable certitude (cela dit, à partir du moment où j'ai fait neiger un soir de Noël, on a laissé loin derrière nous les portes du probable pour passer celles des contes).
J'imagine donc que l'un de nous sera affecté aux cuisines alors que l'autre travaillera à servir les plats. Les contacts seront avant tout visuels : des regards, des petits gestes compris de nous seuls. Plutôt que de se livrer l'un à l'autre, nous donnerons de nous-mêmes aux autres, et j'ai le sentiment que cela sera nettement plus satisfaisant, sur tous les plans.

Ce sera un travail fatigant, mais de cette bonne fatigue, celle que l'on connaît lorsque l'on vient de courir un footing un matin de campagne, où la satisfaction de la tache accomplie fait oublier toute pénibilité pour la remplacer par un sentiment de plénitude.
On pourrait penser que le rendez-vous est assez impersonnel, que finalement l'un et l'autre n'auront pas pu faire connaissance. Mais on aura bien le temps de le faire par la suite, non ? Et si nous sortons de ce rendez-vous avec le même sentiment de bon travail accompli, alors je pense que nous nous serons plus rencontrés qu'à la suite d'une discussion bornée dans un cadre plus classique.

Après tout, pourquoi ne pas faire du premier rendez-vous un moment à se souvenir comme celui où l'on aura essayé, avec nos faibles moyens et l'espace d'une nuit, de rendre le monde un tout petit peu meilleur ?
Parce qu'un monde meilleur, c'est bien ce que je me dois de lui offrir à cette jeune femme, non ?


Candidat 2:

48 heures... sans contraintes d'argent de temps, de lieu... pas si simple.
 
J'y ai réfléchis et je me dis que plusieurs possibilités s'offrent à moi. je vais donc essayer d'expliquer pourquoi un choix si simple.
 
48 heures, c'est court pour un tour du monde. C'est vrai c'est tentant, un beau tour du monde. Rien de plus romantique. Mais en 48 heures c'est trop court. Alors même si on enleve le temps de déplacement, il va falloir tabler sur une seule destination.
 
En cette période hivernale, j'aurais tendance à choisir une destination ensoleillé. Du sable chaud, la mer, des cocotiers à perte de vue, une fille en bikini.... ouais mais bon, j'aime pas trop le soleil à vrai dire. J'ai tendance, ayant les yeux clairs, à vite rien voir, et ça me saoulerai de passer mes journées à mettre la main sur mon front (bien que ça cacherai ma calvitie naissante de la trentaine arrivant vite). Et puis on aurait vite fait de ne pas mettre de crême solaire, déjà qu'en ces temps on a la peau blanche, alors avec de la crême ça fait touriste à mort. J'imagine la soirée romantique avec coups de soleil... Bref les bahamas et la guadeloupe on oublie.
 
Un we à la mer dans le genre la normandie ou la bretagne? Mouais, bon avec le vent, la fille risque de se plaindre en permanence, elle va vouloir me piquer mon super pull saint james en laine et moi je vais me cailler les miches. Le soir petit feu de cheminée, petite soupe et au lit rapide. Bah ouais la mer ça creuse et ça fatigue.... mauvais plan aussi. (En fait, cette partie là, c'est du vécu!!)
 
Un we à l'etranger dans une capitale? euh.... dans un pays français s'il vous plait!!! Parce que mon niveau de langue se résume juste à savoir embrasser une fille mais pour le reste... j'ai pas envie que la fille me fasse l'interprète tout le we. (j'avais quand meme penser à Rome, Prague, Venise, Barcelone, Dublin, Varsovie).
 
Bon alors, il me reste quoi? Il faut tout de même que je sois à l'aise. Il vaut mieux pour moi que je reste en france en fait. Ouais c'est sur ça fait moins réver comme destination mais si en 48 heures je dois plaire à la fille (on part toujours du principe que la fille me plait, cf. mon texte précédent), il vaut mieux tabler sur du sûr coté destination et ambiance!!!
 
Alors mon choix s'oriente plutot vers le ski. Pourquoi ça? bah déjà j'aurais forcément des lunettes de soleil, donc pas besoin de devenir aveugle. Après, passer la journée à skier, s'arreter en haut des montagnes, se balader, discuter sur les telesièges, faire des batailles de boule de neige, taquiner la fille dans la neige (ouais je reste persuadé que ce genre de plan de "je drague façon 14 ans" marche encore un peu), se dépenser, se ressourcer en même temps... bref la montagne ça vous gagne quoi!!! Et puis le soir, tu te poses dans une auberge sympa, tu bois du vin chaud en mangeant une raclette ou une tartiflette, tu rebois du vin chaud parce que c'est bon et puis tu sais qu'avec un peu (je dis bien un peu) d'alcool dans le sang tout le monde a plus de charme!!! Et là tu rentres dans ton appartement (avec jacuzzi ou non) mais surtout cheminée et petit canapé sympa devant. Et là tu continue de discuter (les conversations formelles seront déjà faites l'aprem).... bref si y'a une attirance réciproque, je pense que, sans malentendu, un echange de baisers se fera. Après... bah après, on se déshabille, on se roule dans la couette comme des marmottes et on dort......... non je déconne!!! on baise comme des fous toute la nuit ouais!! Merde soyons adultes, tu passes une journée de fou à la montagne avec quelqu'un qui te plait et tu va dormir? noooooon. bref on met ça 1, 2 voir 3 si on est en forme et on s'endort paisiblement sous la couette.
 
Le lendemain, petit café au soleil sur une terrasse, regards en coin malins, gestes affectueux.... on finit le we pépère et en simplicité!
 
Voilà, je sais c'est pas réveur au niveau destination, mais c'est pour moi ce qu'il y a de plus honnete et de plus simple et romantique à mon sens.

Par Summer
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Mercredi 21 novembre 2007
Alors voilà, ce concours a la poisse c'est définitif et je dois dire que je suis contente que ca se termine. En gros, les abandons successifs ont conduit au fait que la demi finale se transforme en  finale.
Je n'ai rien à ajouter si ce n'est que  c'est le premier et dernier concours que j'organise. Je suis décue car  la vraie épreuve de finale prévue était giantissime et n'aura malheureusement pas lieue.
Donc voila, les proses de nos 2 finalistes.
Edit: La finale se fera finalement en 2 round. Tous les votes seront donc comptabilisé et celui qui aura le plus de vote sur la totalité de l'épreuve remportera le RDV. Ca vous va?
J'enverrais la seconde épreuve par mail à chacun de vous pour essayer de programmer cela la semaine prochaine. En attendant bon vote!


Candidat N°1:

Avant de répondre à la question, je vais élaguer un peu le sujet et écarter un ou deux lieux communs.

Déjà, vous l'avez tous entendu, on conseille souvent dans le cadre de la séduction d'être naturel. Or, ça me semble relever d'une totale escroquerie. Qu'est-ce que c'est être naturel ? Est-ce que je sais, moi, ce que c'est que mon naturel, quand je suis naturel et quand je ne le suis pas ? Par exemple, je suis avec mes parents, ben je vais avoir l'impression d'être naturel, mais je me comporterais quand même différemment que lorsque je suis avec des amis ou des collègues de bureau, en étant tout aussi « naturel ». Bref, cela ne veut pas dire grand-chose.

Il serait également facile de répondre quelque chose du genre de : « ça dépend de la personne en face ». Évidemment, ça dépend toujours. Dans ce genre de jeu, on est deux. C'est pas une routine qu'on déroule point par point pour arriver au résultat (enfin il doit y avoir des gens qui ont leur routine, mais ça craint un peu, non ?). C'est avant tout un ping-pong entre l'un et l'autre, on s'adapte selon les réponses, selon l'attitude, selon la réceptivité, etc. Mais répondre quelque chose du genre, ce serait éviter la question, donc on va faire comme si.

Et maintenant que j'ai écarté deux clichés, je peux sans remord plonger la tête la première dans un troisième et dire que l'aspect de ma personnalité que je mettrais en avant serait sans doute l'humour (ça se voit pas comme ça, mais je peux être drôle parfois, si si).

En fait, pour faire une analogie guerrière pas forcément adaptée (encore que...), je dirais que la force de l'humour c'est d'être à la fois offensif et défensif.
Offensif parce que, ben quelque part, ça perce les défenses (pour rester dans la métaphore militaire). Je le sais parce qu'à l'inverse, une fille qui me fait rire, il se passe direct quelque chose quoi. En plus, cela permet d'en dire beaucoup sur la compatibilité possible de deux personnes, disons que lorsqu'on est sensible à l'humour de l'autre c'est plutôt bien parti.
Défensif également, car cela maintient malgré tout une distance de sécurité. On peut tenter de dire des choses sérieuses, que l'on pense et si l'on voit que la réaction n'est pas celle attendue, désamorcer immédiatement la situation avec un trait d'humour, niant le caractère sérieux de ce qui a précédé. L'autre n'est pas forcément dupe, mais ça permet de ne pas rester sur un moment gênant.
Alors maintenant, quand on parle d'humour, ça reste quand même assez vague. Je ne suis pas un adepte des bonnes blagues de Jean Roucas, le style Marc Jolivet ne me fait pas rire et à l'opposé, je ne suis pas (mais alors pas du tout) du niveau pour manier les mots avec le talent d'un Raymond Devos.
Je dirais que je suis plutôt humour servi froid, du second degré pas toujours détectable et qui fonctionne mieux (je l'avoue) quand on me connaît un peu.
(bon à côté de ça, je peux aussi tenir une petite conversation quand même, je suis un peu cultivé sur certains domaines, tout ça tout ça...)


Enfin là, c'était la théorie.
Parce que ne nous leurrons pas, en pratique, je vais être stressé, je vais dire un peu n'importe quoi (et me demander ensuite « tain mais pourquoi j'ai dit ça ? »), essayer de rattraper le coup en m'enfonçant sans doute un peu plus, renverser un verre ou autre au passage (parce que sinon, c'est pas drôle), et finir de passer pour un crétin fini.

Candidat n°2:

C'est bizarre comme épreuve, tu nous demandes d'expliquer en avance comment je vais draguer une fille... c'est assez déconcertant!
 
Et puis, tu poses quand même pas mal d'hypothèses de départ, dans le genre "la fille me plait quand meme un petit peu". C'est vrai! je crois bien que le male n'est pas du genre à commencer sa parade amoureuse si la femelle ne l'interesse pas. Ou alors que "le contact passe". Rien ne dit que nous serions à l'aise pour parler (bon feeling quoi! je parle pas de coussins) et que l'un des deux ne monopolise pas la parole....  bref, je vais passer tous ces détails, c'était juste histoire de pinailler!! :)
 
Alors la question est "quels aspects de votre personnalité comptez vous mettre en avant pour séduire la demoiselle et comment?"
 
Allez je vais pas me leurrer, les trois candidats vont répondre l'humour en premier!!! Bah oui mesdemoiselles, on le sait qu'il faut vous faire rire!! Un mec chiant à table, c'est un mec chiant tout court! Le tout n'étant pas de sortir des blagues de "rires et chansons" pendant le repas bien évidemment.
Nous avons tous nos petites techniques pour vous faire rire, personnellement j'adore utiliser des bribes de conversations. Un exemple? bah je sais pas, la fille me dit en début de repas qu'elle n'aime pas ça (on parle d'un truc en particulier genre les chiens, le japonais, la bière), je lui ressort plus tard avec un grand sourire "bah alors je croyais que t'aimais pas ça?", (à un moment logique bien sur!).
Bon, oui, l'exemple est pas très facile, car ce n'est pas un truc préparé, c'est un effet de style à faire à l'improviste. Cela a tout de même 3 avantages : 1 tu fais sourire la fille (oui c'est sur qu'elle va pas se taper une barre de rire avec ça!!), 2 tu lui montres que tu l'écoutes (chose très importante) et de 3 tu instaures une sorte de climat de confiance. La faire sourire, c'est une manière détournée de calmer la pression du "blind date"!
 
Je profite de cet exemple pour rebondir sur le deuxième aspect: l'écoute! Alors, pas que j'adore écouter les filles me raconter la vie de leur lapin et comment il a attrapé une mycose la dernière fois (non c'est pas forcément du vécu!!!), mais l'écoute fait partie intégrante de ce que je suis, ainsi que l'échange. Alors oui je suis bavard, j'adore discuter avec les gens en général, mais avec un minimum d'échange. C'est ce que je disais en prélude, encore faut-il que l'un des deux ne monopolise pas la parole ou les sujets. Je déteste sortir d'un rdv où j'ai l'impression que la fille ne sait rien de moi ou, à l'inverse, que j'ai trop parlé.
 
Une fois passées les questions formelles du genre "tu fais quoi dans la vie, tu as quel age, tu habites ou?", tu commences la conversation informelle, "Et alors c'est comment chez toi?" "Ah ouais t'es bretonne? t'es d'ou?" "Ouais, j'y suis allé dans ce bar, c'est super sympa".... bref de l'échange quoi! Et c'est là où l'écoute est très importante, puisque tu ne peux pas te contenter de répondre avec la tête, quitte à passer une soirée avec une inconnue, autant passer une bonne soirée!! Alors j'écoute et je relance sur ce qu'on vient de me dire, puis ça n'engage en rien de s'intéresser à elle, même si ça marche pas, ça peut devenir une amie. (et une fille a toujours des copines!! héhé!! :))
 
Alors vous me direz "mais la séduction dans tout ça?" bah la séduction passe aussi par le fait d'échanger quelque chose et de rendre les gens à l'aise. Je considère que c'est l'essentiel d'un rdv. Si la fille sourit, rigole parfois, discute de choses personnelles, bah ça veut dire qu'elle est à l'aise. Ca arrive que tu sortes d'un rendez vous en te disant "mouais, sympa mais chelou quand meme", généralement tu donnes pas suite à ces rdv. Là c'est une blind date! en gros tu sais absolument pas à quoi t'attendre, donc il va pas falloir partir du principe que tu vas trouver la personne de ta vie (ou alors t'as beaucoup beaucoup de chance) ou que tu vas niquer ce soir! Bah c'est vrai, déjà un premier contact c'est bien. Si la fille me plait, j'ai une soirée pour donner suite à cette soirée.
 
Bon sinon je réfléchis, et je me dis que ce sont ces deux aspects que je mettrais en avant. La gentillesse, c'est bien mais ça a vite fait de dériver en mec "trop" gentil! Et ça c'est pas bon. Vaut mieux pas en faire trop de gentillesse, sinon ça finit en bon pote. La culture, tout le monde connait le proverbe, pas besoin d'en faire trop ni de le mettre en avant. La polyvalence (le fait de savoir faire pleins de choses comme faire la cuisine, le ménage, du bricolage, de la mécanique, de l'informatique (bien que dans ton cas nina tu sembles ne pas en avoir besoin) ou encore des talents cachés) n'est pas non plus très facile à mettre en avant pour le coup: "ouais je sais faire la cuisine, attends bouge pas je vais voir avec le cuisinier si je peux te faire une mousse en chocolat!!". Ou alors je suis pas persuadé que le barman va kiffer si je fais une démonstration de bolas enflammé dans son bar...
 
Bref je crois avoir tout dis, et puis t'accompagnes tout ça avec des grands sourires et puis tu vois si ça marche!! :))

Par Summer
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Vendredi 9 novembre 2007
Voilà, on y arrive doucement, voici l'épreuve de demi-finale, concoctée pour vous par notre très chère NIna, je vous laisse apprécier Messieurs:
Le principe de mister personnality étant de séduire avec sa personnalité, voici l'épreuve suivante. Imaginez que vous avez rendez-vous avec une jeune fille pour un blind date, elle ne sait pas à quoi vous ressemblez donc impossible de miser sur votre corps de rêve et votre sourire enjôleur. Votre seul atout : la conversation. Quels aspects de votre personnalité comptez vous mettre en avant pour séduire la demoiselle et comment ?
Comme d'habitude je vous laisse une bonne semai ne pour me rendre votre participation c'est à dire jusqu'au Samedi 17 novembre minuit

A vous de jouer!
Par Summer
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Lundi 5 novembre 2007
Alors voilà, après nous avoir avouer à quel point ils ont pu être de vrais co*****  votre choix s'est porté sur:
    1er: Jim (candidat n°4)
    2ème: Casualito (candidat n° 2)
    3 ème: Void (candidat n°1)
    et malheureusement 4ème: El conardo (candidat n° 3).
Vous l'aurez donc compris l'éliminer de cette épreuve est donc El conardo. Merci encore de ta participation.

Comme la prochaine épreuve fait figure de demi finale, je vous la mettrais en ligne après concertation avec les filles sur sa nature. Alors Messieurs, venaient voir dans le courant de la semaine ce qu'il en est!!
Par Summer
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Jeudi 25 octobre 2007
    C'est vrai, j'ai mis le temps mais je voulais laisser une chance à un candidat de me remettre sa contribution mais maintenant c'est trop tard, aussi on constatera que Littlefrench manque à l'appel pour cette épreuve et est donc éliminer. Donc,il ne reste plus que 4 candidats dont je vous laisse apprécier la prose. Etant donné le long WE qui arrive je vous laisse jusqu'au 4 novembre pour voter. Cette fois ci je change un peu la donne et je vous mets à contribution également, lecteurs, -ices en me donnant votre classement.
            Bon vote!

Candidat n°1

L'histoire est un peu « cliché » mais parfois, des situations « cliché » arrivent dans la vie.

C'était il y a quelques années. Il y avait cette fille, qui me fascinait d'une façon dont j'avais peine à croire. C'était la première fois (et je pense la seule) où j'étais à ce point amoureux, à la façon dont l'amour est décrit dans les chansons.
J'ai donc fait ce que tout mec épris d'une fille bien mieux que lui et complètement hors de sa catégorie aurait fait : absolument rien. Aucune chance que je ne me fasse pas rembarrer immédiatement, j'ai donc laissé passer le temps en essayant de la voir le plus possible mais sans aller plus loin.
Jusqu'au jour où elle est devenue la copine de l'un de mes (très) proches amis.

Je pense qu'inconsciemment, on savait l'un et l'autre que l'autre était intéressée par elle. Mais on se refusait à l'admettre pour éviter de se retrouver dans la situation pourrie d'une compétition entre nous deux qui aurait vraiment ruiné notre amitié.
Lorsqu'il m'a annoncé qu'il avait une copine, j'ai tout de suite deviné de qui il s'agissait et ça ne m'a pas étonné du tout.

C'est lorsque j'ai appris ça que je me suis comporté comme le dernier des connards. Sur le coup, je n'avais pas conscience d'agir comme un con, mais avec le recul, je me rends compte que c'était vraiment un comportement de merde.
Pour faire simple, je me suis retrouvé dans une conversation triangulaire où la fille me demandait ce qui n'allait pas (parce qu'elle voyait bien que j'étais dans le bad) et où mon ami me disait qu'il était trop heureux avec elle, etc. Et là, j'ai craqué de deux côtés et j'ai avoué mes sentiments aux deux.

C'était complètement stupide et ça a bien foutu la merde. Il aurait suffit que je prenne sur moi ce jour là pour que la suite soit beaucoup plus simple, mais non : il a fallu que je me lâche.
Du coup, pour les mois à venir, on s'est fortement évité. Ils se sentaient un peu coupables vis-à-vis de moi (et je me demande si ce n'était pas égoïstement ce que je voulais à l'époque), ça a un peu splitté le groupe de nos potes, etc.

Finalement, ils ne sont restés ensemble que quelques mois. On a commencé à se revoir avec mon ami mais avec un sentiment de gêne évident. Et un soir, je ne sais pas pourquoi, on était tous les deux dans une voiture et un instant magique s'est créé tout seul, où l'on s'est mis, l'un et l'autre, à parler d'elle, à enfin briser la glace et à enterrer tout ça derrière nous, transformant la pseudo-rivalité en un lien peut-être plus fort.
J'ai repris contact avec la fille aussi, petit à petit, prudemment (parce que malgré tout, la situation restait tendue). Les choses sont peut-être plus simples maintenant : elle est partie faire une thèse à Montréal et je ne lui parle que de temps en temps sur msn.

Voilà, c'était vraiment la chose dont j'ai honte, où j'ai vraiment déconné et agi en parfait connard d'égoïste alors qu'il m'aurait été simple de tout garder pour moi (ce que je fais beaucoup plus maintenant, la leçon a été bonne).

Candidat n°2

Me comporter comme un salaud moi ? Jamais ! Puisque je suis l'homme parfait… le mouton à 5 pattes !!! lol

 

Non, sans rire, je n'ai jamais fait de réelles choses méchantes à une femme, je les aime et respecte trop pour cela… Et puis mon côté fleur bleue…

 

Maintenant, s'il faut être complètement honnête avec vous, peut être pourrais je trouver une anecdote à vous raconter… voyons voir… Une période de ma vie où j'étais en pleine boulimie de sexe ? C'est possible ca ? Hé bien oui… je ne suis qu'un homme !!! Et un homme (tout comme une femme d'ailleurs) a besoin de sa ration quasi quotidienne de sexe ! Soyons clair…

 

Donc, c'était lors d'une période de célibat intense… Afin de ne pas tomber « en panne sèche », je draguais plusieurs femmes en même temps, jusqu'ici rien de bien extraordinaire…

 

Et puis, un début de semaine commençant plutôt bien, j'arrive à mes fins avec une première idylle… très bien… surtout que c'était une femme qui m'avait vraiment fait chavirer ! Puis le lendemain une seconde... Je tiens à préciser que ce n'était pas prémédité du tout ! Enfin, disons  que je la trouvais tout à fait séduisante mais comme j'étais arrivé à mes fins la veille… Par politesse, j'avais quand même accepter son rendez-vous, elle s'est jetée dans mes bras… Et j'ai été faible… Merveilleuse amante elle aussi, en passant ! Donc maintenant, il fallait gérer la situation… Je trouvais ca plutôt excitant les premiers jours, elles n'avaient rien en commun, 2 femmes complètement différentes. Je les voyais un jour sur 2, nos parties de jambes en l'aire étaient exquises…Mais c'est vite devenu compliqué ! Je commencerais à mélanger les gouts de chacune, je leur racontais 2 fois la même chose pensant que je ne leur avais pas raconté cette histoire…. Bref, mon inexpérience en matière de polygamie s'est vite fait ressentir ! Il fallait bien que je me rende à l'évidence, outre le bonheur d'avoir sa ration quotidienne de sexe, je n'étais pas fait pour ca… Donc vin l'heure du choix… Evidemment je n'ai pas hésité longtemps, j'étais tombé amoureux de la première alors… J'ai poliment laissé tomber ma seconde amante d'un soir, pour me concentrer sur ma première idylle. Malheureusement, nous ne vivons pas dans un monde idéal et la belle n'était pas sur la même longueur d'onde que moi !!!

 

Moralité de cette histoire, je me suis retrouvé seul !!! Bien fait pour moi vous aller dire, et vous aurez raison. Avec le recul, je ne regrette rien… Il ne faut jamais regretter ce que l'on fait ! Toute expérience est bonne…

 

Bon, je ne sais pas si l'on peut dire vraiment que je me suis comporté comme un salaud car rien ne me prouve que de leur côté, elles n'étaient pas dans le même état d'esprit… et puis je n'ai pas laissé cette situation perdurer !

Candidat n°3

J'ai beau triturer l'intitulé du sujet dans tous les sens, je ne trouve pas. Je n'ai pas le souvenir « d'une  fois ou j'ai pu être un véritable salaud ». Non, pas parce que les exemples seraient trop nombreux! J'ai sans doute été raisonnablement con, comme tout un chacun, mais prenez le comme un manque de recul, d'auto dérision ou je ne sais quoi, mais c'est comme ça: il m'est, à quelques heures de la deadline, impossible de répondre sans pirouettes. Je ne vais pas pour autant vous raconter mes vacances à Pithiviers sur Glaise, aussi vaste que soit l'humour des participantes, y a des limites au foutage de gueule.

 

Je crois savoir ce qui se cache derrière ce sujet difficile: comme évoqué au début du concours, passé un certain age, être célibataire est suspect. On a donc du se louper quelque part dans notre vie sentimentale pour en arriver là. Bien sur derrière l'esprit bravache des lieux communs « le passé, c'est le passé », « les regrets ne mènent à rien » et « mon pote, prends une bière et refaisons le monde », il y a toujours la conscience qui vous rappelle à l'ordre. En effet, t'as une part de responsabilité: t'as beau te foutre de savoir ce qui ne va pas chez toi, que d'abord c'est trop tard pour changer, etc...Bref l'idée serait qu'on a pas pu en arriver là sans se salir les mains, et qu'il serait bien temps de faire un peu d'introspection si on veut prétendre à ce concours. J'ai beau comprendre tout ça et vous le résumer avec une certaine prétention je dois avouer, il n'empêche que je ne vois toujours pas quoi vous raconter.

 

 

Je serai finalement plus inspiré d'avoir couché à tort et à travers par le passé, d'avoir éviter les anniversaires et commémorations diverses qui font parfois l'objet des engueulades des couples qui s'emmerdent. J'aurai du rompre sans préavis, ou mieux attendre que l'autre le fasse en multipliant les écarts. Bon j'ai eu mon lot de beuveries surprises entre potes, votre honneur, mais en gérant et communiquant on évite l'étiquette « salaud » pour si peu, non? Finalement j'ai souvent cette impression qu'agir en salaud, paradoxalement, témoigne d'un « potentiel sentimental » plus développé. On préfère être détesté qu'ignoré, non? Le type qui masque tout, c'est suspect, sauf à Halloween peut être. Mais ma nature (encore une fois l'excuse du « je suis comme ça, j'y peux rien... ») veut que je ne sois pas porté vers les extrêmes: je ne vais pas forcément choisir le conflit si je peux y couper, cela explique peut être que j'ai du mal à enfiler le costume de salaud. Je ne cherche pas non plus les réponses quand elles risquent de me déplaire, c'est comme ça, je préfère tirer un trait, au risque de paraître je-m'en-foutiste. En fait, beaucoup de qualificatifs pour contourner le terme « salaud ». Je suis pas si différent finalement, vous voyez, j'aurais au moins réussi à me convaincre de cela. Je dois être le salaud qui s'ignore, le plus dangereux j'imagine.

Candidat n°4

La fois où j'ai étais un sal*** ? Hoùlà ça commence à devenir chaud!
Bon alors étant donné que cette appréciation est totalement personnelle, je raconterais celle qui m'ait venu à l'esprit direct.

C'était il y a fort fort lointain, dans le genre y'a plus de 10 ans de ça et je devais avoir dans les 14-15 ans.

A la fin d'un nouvel an complétement cuité et raide torché, j'embrasse une fille, que je connais QUE depuis une douzaine d'heures, et ça juste avant de partir. La fille était mignonne et sympa, ou du moins ce dont je me rappel dans mes souvenirs étant donné que j'ai passé la soirée à boire et... bref je vous passe les détails, c'était ma première cuite (hum!). Le lendemain je repars sur paris. Et là commence une relation à distance. La première d'ailleurs.

On s'appel, on s'écrit surtout, parce que le portable n'existait pas à cette époque. Les sms ressemblaient plutot à des grosses lettres bien denses sur comment raconter sa vie sur du papier à une personne que j'ai vu seulement une soirée dans ma vie. Mais bon on est jeune, on a tendance à idéaliser une relation comme celle-là et ça dure.

Passe un mois et demi, et arrive la saint valentin, et les vacances par la même occasion!

Là, deux choses : 1 j'ai vu cette fille en vraie une seule fois et peu de temps, et de 2 elle a trouvé le moyen de m'envoyer pour la saint valentin une lettre rose en A4 avec marqué des "je t'aime" et des coeurs partout... bref plus gnangnan tu meurs. (je l'ai encore d'ailleurs....).

Je pars en vacances et la revois. Pas de problemes pendant 5 jours... Mais voilà, la personne qu'on a un peu idéalisé au téléphone et sur les lettres demeure ne pas correspondre en vrai. Elle est gamine, rigole pour un rien, kiffe les trucs niais à souhait.... bref elle me sort par les yeux! Et là vient le moment fatidique où tu te dis "bon, allez, un peu de courage, tu essaies de trouver une sortie vite fait".
Mais là vient LE premier soir où elle vient dormir chez moi. Tout se passe bien dans la soirée, jusqu'au moment où on prends congé de nos amis pour aller discuter sur le lit... et là, c'est la boulette! elle me dit qu'elle a truc à me dire, je lui réponds moi aussi, elle me dit que c'est sérieux, je lui dis moi aussi, elle me sort une chaine en argent en me disant "je t'aime" (en vrai cette fois-ci) et là.... bah t'es dans la merde.... comment expliquer à une fille dont t'es le premier mec que c'est pas vraiment réciproque?? hein comment?? Et bah je l'ai fait, avec la plus grande diplomatie!! très calmement... mais ça pas loupé : des pleurs pendant une heure au moins!!! bref elle redescends rejoindre les potes en train de fumer des joints et moi je les rejoins ensuite. Mais là où j'ai déconné (à mon sens), c'est que, pour me remonter le moral, je fume un joint tellement énorme que je suis dans un sale état (alors bon, oui, j'étais dans ma période rebelle!!). Bref, je suis défoncé et comme le cannabis ça rend parano, je commence à avoir l'impression que mon meilleur pote la drague et ça m'énerve. Ca me rend même jaloux! Là vient une réflexion digne d'un mec, "si je suis jaloux, c'est que j'apprecie cette fille, donc j'ai fait une connerie!".... deux heures après je lui demande pardon et on recommence à s'embrasser!

Deux jours après, elle me saoule encore et pour de bon! Je recommence la diplomatie, qui est beaucoup moins crédible cette fois-ci... Si elle avait pu me cracher à la gueule, elle l'aurait fait. C'était horrible de la voir comme ça. Mais bon voilà l'histoire se finit là et depuis plus de nouvelles, plus rien. La seule chose qui me reste c'est la tonne de lettres qu'une fille de 14 ans peut écrire en pensant être amoureuse d'un mec qu'elle a idéalisé, une chaine en argent.... et la désagréable sensation d'avoir été un salop avec elle....
 

 

Par Summer
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Mardi 16 octobre 2007
Chers candidats,
    il est temps de passer aux choses sérieuses à présent. Cette épreuve est sans aucun doute la plus personnelle de toutes celles qui vont suivre quoique....
L'homme parfait n'existe pas c'est bien connu, même l'homme idéal a été un jour où l'autre un véritable connard. Si si ne mentez  pas! 
    Alors voilà l'épreuve n°2 consiste à tout nous raconter, nous avouez la fois où vous vous êtes comporté comme un véritable sa**** et comment vous avez rattrapé le coup, tentez de le faire ou aimeriez le faire aujourd'hui si c'était encore possible.

    A vous de jouer, et de tout nous confesser avant le mardi 23 octobre minuit (je note vite fais dans mon agenda promis!) Bonne chance à tous!
Par Summer
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Lundi 15 octobre 2007
Alors voilà, après quelques dérapages, les résultats de la première épreuve vont être enfin dévoilé. Mais tout d'abord je souhaiterais remercier tous les candidats qui ont participés et joués le jeu.
L'avant première épreuve avait déjà fait quelques victimes puisque Madinlove et Shadow n'ont pas répondu à l'appel. Comme vous avez pu le contaster, seulement 6 ont envoyé leur formidable plaidoyer en temps et en heure. Certains d'entres vous ont voté, j'espérais plus de votes je dois bien l'avouer parce qu'il a été très difficile de départager les différents candidats. Mais malheureusement, un de nos candidats va être éliminer ce soir.
Alors voilà à la première place le candidat n°6: Casualito
A la seconde place, le candidat n° 2: Void
A la troisième place ex aequo: candidat n°1: Littlefrench, candidat n°3: Jim et candidat n°5: El conardo
Vous l'aurez compris, le candidat n°4, Johnattan, doit nous quitter. Merci à toi Johnattan pour ta participation.
Et je vous dis à demain pour la suite des épreuves....
 
Par Summer
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Lundi 8 octobre 2007
Pas très simple pour certains de juger de la  qualité d'une oeuvre. Purement subjectif, après tout les gouts et les couleurs... Mais voilà, le j'aime/  je n'aime pas est une des facettes de la personnalité tout dépend maintenant comment c'est argumenté. Alors voilà 6 de nos candidats ont joué le jeu. Je vous laisse découvrir, apprécier et voter pour votre candidat préféré. Les noms sont volontairement masqués ( et ranger dans un ordre différent que la première épreuve) pour que le jugement ne se fasse que sur l'épreuve à chaque fois. Les résultats seront annoncés dans une semaine (promis j'essaie de ne pas me tromper dans les dates...)

Candidat n°1:

j'aime provoquer des sourires.

Mais moi une femme comme la joconde qui ne sourie que légèrement je trouve ca mignon certes mais pas suffisant.
Ce que j'aime le plus c'est provoquer des sourires, et surtout des beau grands sourires qui montrent de belles rangées de dents.

Alors la joconde non elle a pas dut se marrer à poser pour l'autre vieux croulant, faut croire qu'il connaissait pas de bonnes blagues de Toto. Et ca c'est impardonnable.

Une fille faut la faire rever, et aussi rigoler.

Bon ensuite la tenu, les couleurs, le vert bronze ca fait deux saisons que c'est plus à la mode. Alors qu'un joli pull en laine fushia sur un chemisier blanc perle ca c'est stylé.

Aucun décolleté, le tissu tombe mal. c'est un drame.
Donc je vote oui pour le relooking de la joconde.

ce tableau heureusement qu'il est au musée ca évite de l'avoir chez soit.

Candidat n°2:

Comme « œuvre », je choisis Da Vinci Code, de Dan Brown (le livre donc, pas le film).
 
Ca date un peu, mais du coup ça me permet de révéler des morceaux de l'intrigue sans trop d'état d'âme (je présume que ceux qui ne l'ont pas lu ou vu sont des gens qui ne veulent pas le lire ou le voir). Malgré tout, je vais éviter de balancer des gros spoilers histoire de... On sait jamais.

I L'intrigue :

Un petit résumé s'impose peut-être pour celles et ceux qui n'auraient pas tout suivi.
Le conservateur du Louvre, Jacques Saunières, est poursuivi par un assassin de l'Opus Dei au sein même du musée. Etant très malin, il s'accroche à un tableau, pour déclencher le système de sécurité qui fait tomber instantanément des grilles de sécurité en cas d'infraction, se piégeant ainsi dans une galerie du Louvres, mais laissant son assassin (muni d'une arme à feu) derrière la grille (libre de s'enfuir donc, et tout à fait en mesure de faire usage de son arme). L'assassin l'interroge sur une « clé de voûte » qu'il recherche. Saunières répond un gros mensonge qu'il avait préparé il y a longtemps. L'assassin lui tire dessus mais ne le tue pas instantanément. Il tente de viser la tête mais il n'a plus de balle dans son arme (il a des chargeurs sur lui mais décide de les économiser), laisse donc Saunières se vider de son sang comme un grand.
En fait, on apprend vite que Saunières était le grand chef d'une confrérie secrète appelé le Prieuré de Sion, et qu'il est le dépositaire d'un grand secret. Avant de mourir, il a le temps de laisser des indices et des énigmes qui vont conduire sa petite-fille Sophie Neveu et un professeur américain, Robert Langdon, sur la piste de ce secret.

J'invente rien, ce sont les premières pages du livre, et on nous fait déjà le coup du revolver vide (il est très courant que les assassins viennent sur les lieux de leur meurtre avec une unique balle dans leur chargeur). Et je vous l'annonce, tout le déroulement de l'histoire va être basé sur des rebondissements archi-classiques, sur des coïncidences bienheureuses (ou malheureuses, selon le point de vu d'où l'on se place), sur des révélations à l'arrière goût de clichés cinématographiques...
Mais je vois que votre intérêt s'est éveillé à la mention de Prieuré de Sion et d'Opus Dei. Je préfère vous refroidir tout de suite : ces noms ne sont là que pour attirer le chaland. L'intervention de l'Opus Dei, bien qu'importante dans le livre, est paradoxalement anecdotique et, en réalité, on sent bien que ce n'est là que pour placer ce nom d'Opus Dei. D'abord parce que lorsqu'on apprend pourquoi l'Opus Dei est impliqué, on se dit qu'il aurait été infiniment plus simple et beaucoup plus cohérent de la part de l'impliqueur de procéder autrement, et de ne pas du tout y faire appel. Et ensuite, on se rend compte que l'auteur se retrouve bien encombré avec ses personnages de l'Opus Dei à la fin, et qu'il s'en débarrasse un peu dans un coin, vite fait.
Le Prieuré de Sion, lui, est plus intéressant. Enfin, le serait-il s'il avait la moindre existence historique. Etant donné que ce n'est pas le cas, il ne se retrouve être qu'un simple élément romanesque (ce qui n'est pas du tout critiquable dans un roman), auquel on ne croit pas une seule seconde (et ça, c'est plus grave) tellement il est rendu inconcevable de par le nombre de personnalités historiques que l'auteur s'amuse à mettre dedans.

Le tout est donc un abracadabrant jeu de piste, même pas digne des Goonies, avec tous les problèmes posés par ce genre de déroulement d'histoire. A savoir que Jacques Saunières avait parfaitement prévu que sa petite-fille et son ami le professeur comprendraient toutes les énigmes, mais qu'ils soient les seuls au monde à pouvoir le faire. Il devait être sacrément devin le Saunières... Enfin tout ça c'est des éléments classiques de films, avec lesquels on a appris à vivre, mais ils sont vraiment omniprésents dans le Da Vinci Code, et ce n'est jamais sauvé par quoique ce soit d'autre.

II Les personnages :

Si vous aimez les personnages monochromatiques, avec un nom, un âge, une profession, et des phrases toutes faites, ce livre est fait pour vous. Si au contraire, et comme toute personne sensée, vous demandez à un auteur de soigner un tantinet ses personnages, vous pouvez passer votre chemin.

- Robert Langdon : C'est le personnage principal du roman. Professeur américain, spécialiste mondial du symbolisme et de l'iconographie, il est beau gosse, il a de l'argent, il a du succès... Un seul défaut : il est claustrophobe. Vous avez l'impression d'avoir vu ce personnage 200 fois dans d'autres fictions ? C'est normal, il n'a aucune originalité, il est parfaitement inconsistant, et n'a pratiquement aucune réaction/émotion crédible pendant tout le livre (il n'a pas peur quand il est menacé par une arme à feu, il ne s'inquiète pas quand la police est à ses trousses et qu'il est contraint de fuir alors qu'il est innocent...) Sa capacité spéciale consiste à penser des choses du genre « mais oui, tout cela était parfaitement logique » ou « cette pièce s'assemblait parfaitement dans le puzzle », à peu près une fois toutes les 20 pages, particulièrement au moment des révélations invraisemblables ou des explications boiteuses. Se pourrait-il que Dan Brown essaie mine de rien de justifier ses pirouettes scénaristiques ? Et bien entendu, il va tomber amoureux de la nana du livre (au bout de 24 heures passées ensemble).
- Sophie Neveu : C'est la petite fille de Jacques Saunières. Quand elle était petite, son grand-père lui faisait résoudre plein d'énigmes, elle savait compléter des grilles de mots croisés complexes en français et en anglais dès ses 11 ans, et elle est devenue une experte en cryptologie. Bien entendu, elle est très belle et a les cheveux auburn (pourquoi toutes les filles scientifiques des fictions ont-elles toujours les cheveux auburn, hein ?). Pas grand-chose de plus à en dire, c'est un peu le problème. Elle va naturellement tomber amoureuse du héros.

Voilà pour les deux personnages principaux, il y en a d'autres mais vu le peu qu'il y a à dire sur eux, ça ne vaut pas le coup de les mentionner. Bon, pour le plaisir, voici à quoi ressemble l'assassin :

- Silas : C'est l'assassin chargé du meurtre de Saunières. Il a été méticuleusement choisi : il est grand, albinos, a des yeux rouges luisants, se balade en robe de bure (tout ça pour renforcer sa discrétion, c'est pas le genre de type qu'on remarque et qu'on peut identifier ensuite hein ?), il a déjà fait de la prison (pour être bien sûr qu'il est fiché), et il porte sur la cuisse une lanière pleine de pointes lui entrant dans la chair au moindre mouvement (c'est toujours bon d'avoir une faiblesse ainsi affiché).

Et oui, c'est l'assassin parfait, j'aurais choisi le même.

D'une manière générale, les personnages ne sont là que pour entretenir le dialogue. Le duo Sophie/Robert va vite engager un troisième compagnon dans la personne de Sir Leigh Teabing, et très franchement, lorsqu'ils parlent ensemble, on pourrait redistribuer les différentes phrases autrement entre les protagonistes sans que ce soit choquant (surtout celles de Langdon et Teabing).

III Le style :

Et là, c'est le drame... Bon, je ne suis pas un critique littéraire, je ne prétends pas pouvoir juger du style d'untel ou untel, par contre je peux à peu près détecter l'absence de style et l'écriture complètement plate, ce qu'on trouve ici. Mais pire que ça, Dan Brown a quelques tics agaçants.

Déjà, Da Vinci Code est le premier livre que je lis avec des chapitres de moins de deux pages (et c'était une édition poche). Techniquement, des chapitres courts, ce n'est pas gênant, sauf que l'auteur utilise une méthode de narration consistant à sauter d'un groupe de personnages à l'autre à chaque changement de chapitres. Alors quand les chapitres font une trentaine de pages, on a le temps de s'installer, mais quand on change de cadre toutes les 5 pages, c'est assez pénible (surtout qu'il n'y a pas grand-chose à lire à chaque fois).
Un petit exemple (fictif, mais à peine) :
- Discussion entre Sophie et Robert au Louvre, à la fin, Sophie dit qu'elle a compris l'énigme (7 pages)
- Mgr Aringarosa entre dans une voiture à Rome (4 pages)
- Silas s'approche d'une église (2 pages)
- Sophie et Robert découvrent une nouvelle énigme (6 pages)
- Mgr Aringarosa repense à sa dernière visite au Vatican (5 pages)
- Silas entre dans l'église (2 pages)
etc.

Autre habitude pénible de l'auteur : le personnage qui voit/sait quelque chose et le lecteur n'est pas mis au courant. C'est un procédé courant, mais là, je pense qu'il y a plus d'une vingtaine d'exemples dans le livre.
Robert regarde une photo, on ne saura pas ce qu'il y a dessus avant le prochain chapitre sur lui. Robert voit un message, mais le lecteur ne sait pas ce que c'est.
Sophie repense à un évènement de son enfance, il va falloir qu'elle se le remémore au moins 4 fois avant que le lecteur ne soit mis au courant de ce que c'est.
Lorsque Mgr Aringarosa repense à sa dernière visite au Vatican, on ne saura pas non plus ce qui s'est passé avant la troisième évocation.
Et j'en passe, dont tous les « J'ai compris ! En fait, la solution est... » suivis d'une fin de chapitre.

Histoire de ne pas juste être un écrivain médiocre, mais de passer aussi pour un gros prétentieux, Dan Brown ne peut pas s'empêcher d'étaler sa science, à tout propos, particulièrement quand c'est inutile pour l'intrigue.
Dès qu'il parle d'un bâtiment, il nomme celui qui l'a fait bâtir (voire parfois l'entreprise qui l'a construit et son coût), il raconte plein de faits historiques qui n'ont rien à voir avec les faits du livre, etc.
On a vraiment l'impression qu'il s'est bien documenté sur plein de choses (ça, c'est plutôt bien) et qu'il a essayé de caser tout ce qu'il a appris dans son livre, à n'importe quel prix (ça, c'est moins bien).
Autre petit détail prétentieux, à deux reprises, Langdon va afficher un petit mépris à l'égard des films hollywoodiens, l'auteur sous-entendant que son livre est bien au-dessus d'eux. Raté...

Parfois Dan Brown s'essaie aux figures de style, voici ce que ça donne (à peine caricaturé, ça doit tenir sur 10 lignes au lieu de 3) :
« C'est Mitterrand qui a fait construire la pyramide du Louvre, il était surnommé le Sphinx. J'y vais pour y rencontrer un commissaire surnommé le taureau. J'entre dans la pyramide du Sphinx pour y rencontrer un taureau. »

L'auteur a dû aimer la comparaison du commissaire en question d'ailleurs, puisqu'à chaque fois qu'on va le voir, on aura le droit à un « il marchait comme un taureau » (dont une fois environ 10 lignes plus loin que l'exemple donné au dessus.

IV Les maladresses :

Malgré tout ce qui précède, on pouvait encore espérer que le livre accroche le lecteur, c'était sans compter toutes les maladresses qui le parsèment, voici des petits exemples (non exhaustifs, sinon j'en révèle trop)

- Les compétences des personnages rapportés aux énigmes.
Comme je l'ai dit, les personnages mis en scène sont hors du commun, Sophie a été surentraînée par son grand-père aux jeux de l'esprit et est maintenant experte en cryptologie, Robert est un historien professeur à Harvard, expert mondial de symbolisme religieux. Ces deux grosses têtes vont mettre un temps incroyablement long pour déchiffrer un anagramme (les mêmes que dans Mickey Enigme). Pire, quand ils auront compris et déchiffré les deux premiers, ils vont se retrouver devant un troisième et ne pas penser que ça pourrait en être un...
(notons que tout le service de cryptologie de la police va échouer devant les anagrammes)
Un peu plus tard, on les verra se creuser la tête bien longtemps devant de l'écriture en miroir. Déjà, non seulement ça doit être assez reconnaissable, mais en plus, c'est tellement classique (surtout lorsqu'ils savent que l'auteur du texte est un fan de Léonard de Vinci).
D'une manière générale, les énigmes sont donc toutes bidons et les super experts spécialistes passent pour des bons à rien. C'est le problème de mettre des personnages hors du commun dans un livre destiné au commun des mortels. Il faut que le lectorat comprenne les énigmes, donc les compétences extraordinaires des personnages ne servent à rien (ou alors, l'auteur était incapable de créer des énigmes à la hauteur de ses personnages).

- Le Maître au rabais
Le grand méchant de l'histoire est un mystérieux grand maître, manipulateur dans l'ombre, qui est présenté au départ comme une intelligence supérieure.
Ensuite, on se penche sur ses actions et sa crédibilité en prend un coup.
Déjà, il est touché par le syndrome « méchant de James Bond » et il va gentiment laisser à ses adversaires tout le champ libre pour le doubler et le battre dans la chasse au trésor (sachant qu'il avait largement les moyens de les mettre hors course, et ce à de nombreuses reprises).
Ensuite, je ne peux pas m'empêcher de dévoiler la façon dont il va se débarrasser de deux personnes : à la première, il va faire manger des cacahuètes alors que la personne est allergique, pour la seconde, il va le déposer quelque part et il va appeler la police pour qu'elle l'arrête. Waaa... Tout cela est vraiment diabolique...

- Déchaîne la fureur... pour rien
Sophie et Robert vont rapidement être recherchés par la police. Le responsable en charge va mettre tous les moyens disponibles pour les arrêter, comme prévenir Interpol, mettre ses troupes partout, etc.
Et au final, en général, voilà comment ça se passe : Sophie et Robert arrivent dans un lieu sans encombre, quelques temps après un gars de l'accueil/domestique voit à la télé qu'ils sont recherchés par la police qui arrive plus tard, et les laisse s'échapper avec une négligence qui dépasse toutes les limites de l'incompétence.
Par exemple, la police encercle une banque dans laquelle se trouvent leurs suspects, un camion fourgon sort de la banque et la police le laisse partir sans le fouiller.

- La religion, c'était mieux avant...
Le livre se place en critique directe de la religion catholique, disant qu'elle est basée sur des mensonges, et qu'il existe un moyen de la faire s'effondrer enfin.
Bon, ça, ok.
Mais tout cela est mis en opposition avec les cultes qui existaient avant, qui sont présentés sous un éclairage positif. C'est plus une question de perception, mais c'est vraiment comme ça que je l'ai ressenti.
Est-ce qu'on peut vraiment pointer du doigt le caractère manipulateur d'une religion et en favoriser d'autres ? Ca me semble un peu simpliste.
De cette manière, le Prieuré de Sion qui sont les gentils de l'histoire, détient le secret qui pourra mettre à bas la méchante église catholique, et avance des théories très concrètes et raisonnables sur la véritable histoire de cette religion, mais ils s'adonnent eux-mêmes à un culte plein de salamalecs révérant une autre forme de divinité (culte qui va être défendu par le personnage principal). D'un côté, une volonté de rationalité, et de l'autre des cultes et rituels ridicules, encore un bon gros coup dans la crédibilité.

- Scénario de film ?
En fait, tout dans le livre donne l'impression qu'il a été écrit dans le but d'en faire un film, et non un livre. Les personnages sont très visuels, mais pas du tout travaillé psychologiquement, la plupart des scènes sont sous forme de dialogues, les clichés sont légion (on y retrouve même la sempiternelle poursuite en voiture), les scènes s'enchaînent très vite... On est loin de la profondeur que devrait avoir un livre.

J'ai pas vu le film, mais le livre était clairement orienté pour en devenir un.

- La fin
Bon, je ne vais pas dévoiler la fin.
Sachez cependant que très objectivement, elle a plusieurs défauts :
1/ elle est attendue et largement téléphonée.
2/ elle est bâclée et beaucoup de personnages sortent de l'histoire en étant jetés par l'auteur qui n'avait pas l'air de savoir comment s'en débarrasser.
3/ la façon dont les personnages la prennent la rendent invraisemblable, il y a des révélations fortes qui laissent indifférents et de nouveaux personnages entrent en scène qui n'ont aucune substance. Je vais spoiler un peu : l'un des personnages va apprendre l'existence d'un frère, et n'en aura rien à battre. Même Skywalker a été plus convaincant en apprenant l'identité de son père (c'est dire).

V En conclusion :

Clairement le succès de Da Vinci Code n'est pas du tout mérité et repose entièrement sur l'utilisation de thèmes populaires comme la religion, comme les sociétés secrètes (qui marchent du tonnerre en ce moment), ou comme les jeux de piste (surtout que les énigmes simples donnent au lecteur l'impression d'être intelligent), le tout légitimé par quelques noms connus donnant une vague impression de véracité historique (ce qui n'est pas vraiment le cas, et qui reste de toutes façons une impression de surface, puisque rien n'est creusé).
Enfin, sur des thèmes similaires mais avec une maîtrise et un talent infiniment plus prononcés, je vous conseille le Pendule de Foucault d'Umberto Eco.


Candidat n°3:

J'aime pas Lost.
 
J'aime pas Lost, parce que tout le monde en parle.
 
J'aime pas Lost, parce que quand les gens en parlent pendant des heures, c'est chiant.
 
J'aime pas Lost, parce que quand les gens découvrent que tu n'aimes pas, leur seule réponse c'est : "quoi? tu n'aimes pas?" d'un ton dédaignant.
 
J'aime pas Lost, parce que j'aime pas cette idée d'ile déserte avec des trucs bizarres.
 
J'aime pas Lost, parce que tout les mecs sont beaux et les filles supers mignonnes... et ça c'est pas possible!
 
J'aime pas Lost, parce que si tu te trouves sur une île déserte avec que des belles gosses, bah t'as pas envie d'en partir.
 
J'aime pas Lost, parce qu'au bout de la deuxième saison, l'île déserte elle est pas si déserte que ça!
 
J'aime pas Lost, parce qu'au bout de la troisième saison, tous les gens qui ne juraient que par ça, trouvent ça nul.
 
J'aime pas Lost, parce mon père ressemble soit disant au chauve et que je le saurais si mon père (ce héros) avait joué une série.
 
J'aime pas Lost, parce que c'est complots sur complots et qu'à Koh Lanta ils font la même.
 
J'aime pas Lost, parce que je préfère weeds et que la saison 3 est toujours aussi bonne.
 
Enfin j'aime pas Lost, parce que... un point c'est tout!



Candidat n°4:

Lie on Smurff.

 

Alors, oui, bien sûr : je pourrais la jouer basique et choisir un truc que la majorité des gens abhorre. Un discours de politicien ou un enregistrement  de bruit par Slipknot. Mais attendez, j'crois que vous n'avez pas compris : d'une part on a dit une oeuvre, d'autre part moi je suis là pour démontrer que j'ai de la personnality, que je ne suis unique derrière mon uniforme social commun.  Alors, vous n'avez pas d'autres suggestions ?

 

On pourrait la jouer péteux et choisir un truc que personne ne connaît afin de discourir sur ce qui est abject ou insignifiant en cette œuvre. Par exemple, je pourrais vous parler d'un concerto dont le son est trop pourrave parce que Schubert l'a enregistré un jour où il était bourré. Bref, un truc que tout le monde aura trop envie de rechercher sur Daily Motion pour voir si c'est vrai ce que je raconte.

 

J'ai donc choisi une œuvre que je trouve à chier et, surtout, sur tout méprisable : le LIONS club.

 

Le Lions Club est ce qu'on appelle, en langage cul de poule, "une œuvre de charité" sauf qu'il s'agit en fait d'un paravent à la con : une assemblée de CSP ++ qui vient là pour se donner bonne conscience.

Henry va au Lions Club car il gagne en 3 mois le salaire annuel d'un SMICARD et que c'est pas cool de ne pas être généreux  quand on gagne autant, non vraiment c'est pas gentil.

 

Henry va au Lions Club car il veut  montrer à d'autres personnes qui vivotent dans le même milieu friqué que LUI, à quel point il   est attentif, LUI, à la souffrance humaine et à quel point il est charitable, LUI. Ca n'empêche pas Henry de défiscaliser  à mort pour éviter de payer trop d'impôts, impôts qui pourraient être utilisés, eux, pour financer le trou de la sécu ou les soins aux personnes en détresse. Mais ça il s'en fout, Henry. Son esprit petit bourgeois tient simplement à s'acheter une place au paradis en montrant à Dieu à quel point il est gentil. Mais attention, de son vivant, il tient également à s'acheter une bonne conscience et une image de gentil afin de pouvoir se rouler avec volupté dans le regard admiratif des gens.

 

C'est  une hypocrisie qui me donne envie de gerber. Comme si Dieu n'avait pas senti le fayotage à 3 kilomètres… Bah oui Henry, t'étais pas au courant qu'il était omniscient Dieu ? Tiens, t'as gagné le droit de faire une action à forte valeur morale ajoutée, t'as gagné le droit de te faire une auto euthanasie. Non, malheureux ! Ne dis pas le mot "suicide", Dieu va te gronder   (alors qu'il n'a rien dit sur l'euthanasie : c'est simplement les évêques de mon cul et les papes reac qui ont mis un gros doigt au concept)

 Donc, n'hésite pas : fais toi une auto euthanasie pour avoir la satisfaction morale d'avoir soulagé l'être meurtri en toi par le poids écrasant de sa vie merdique.

 

Au fait…

 

Henry, qu'est ce qui t'empêche,  de donner l'équivalent de ta cotiz du Lions Club à des organisations comme la Croix Rouge ou Handicap International dont l'efficacité n'est plus à démontrer…?

Et surtout, et c'est ça le plus important, qu'est-ce qui t'empêche de donner cet argent de manière anonyme ? Avec tes relevés de banque, tu pourras toujours prouver au fisc que tu n'as pas fait d'évasion fiscale mais une aide généreuse… Pardon ? Quesstudis ? Tu perdrais l'estime de tes voisins amis et connaissances ? Ah d'accord. Après la nuit lumineuse, après le sombre soleil, après l'océan sec, voici donc Henry qui nous présente le symbole même du Lions Club : la Charité Intéressée! Merci Henry !

 

Pour rester dans l'esprit, je vais  vous résumer ma pensée comme un gros hypocrite de Lions Clubeur. Je vais donc parodier une œuvre (cette fois ci pictourale), paraphraser Matisse et vous avouer que lorsque je pense au LIONS Club, je pense à ça :

 

http://img169.imageshack.us/img169/8494/merde2kq5.jpg



Candidat n°5:

La difficulté de cet exercice réside dans le fait que je pars souvent avec d'énormes a priori sur le plan culturel. Par exemple, si je sens que tel film est une bouse je ne vais pas me forcer, donc je suis rarement déçu au point de vouloir descendre en flamme une oeuvre. Cela dit je n'ai pas abandonné tout sens critique, et le terme oeuvre est suffisamment large pour trouver matière à « languedeputer ». Sinon je peux toujours pondre un truc de mauvaise foi complète sur une oeuvre que je n'ai pas vu, lu ou entendu. Oui je suis le type qui va couper court à tout débat par un « ah c'est une daube... il paraît ».

Oui, là il faut argumenter un minimum, ok.

 

Commençons par choisir la victime: prenons un film, plus facile de trouver un exutoire tant la production est vaste. Imaginez-vous avec vos potes(ses), y en a toujours un(e) qui a téléchargé le dernier blockbuster et qui le propose. [comment il caresse le jury dans le sens du poil en féminisant tout, le gros naze!] Bref, dans l'affaire vous ne pouvez rien dire, vous ne payez pas de tickets ou de DVD, une pizza à la rigueur mais vous pouvez difficilement en faire un argument contre. Vous vous persuadez que Jim Carrey est parfois drôle, et que le titre «Bruce Tout Puissant» est prometteur. Mais au fond, vous craignez le pire, une part de vous sait parfaitement qu'elle va s'emmerder. Vous passez donc en mode cynique, relevant les incohérences du scénario, les approximations de la réa, les décolletés de Jennifer Aniston. Et même si vous pouffez parfois de rire, c'est juste par solidarité, vous voulez pas snober vos potes, certainement pas parce que Jim la grimace est drôle.

 

C'est le genre de film qui vous donne l'intime conviction que vous seriez un talentueux scénariste si vous le vouliez, acteur-réalisateur aussi tant qu'on y est. Si le tâcheron qui pond une comédie pour ado par an y arrive, il n'y a pas de raisons. Vous ruminez votre frustration comme le beauf qui « aurait pas mis  Chabal sur la touche, bordel » s'il était sélectionneur de l'équipe de France. Vous loupez une bonne partie du film, occupé par votre procès à charge, ce qui n'empêche pas de constater l'affligeante morale de fin. Un truc du genre « attention à ce que vous souhaitez, arrêtons de nous plaindre, c'est pas facile d'être dieu tout ça ». Le tout enrobé de religiosité à en faire ressortir son petit anticlérical illustré. Alors que finalement, prenez un film comme Dogma qui aborde aussi la question mystique avec dérision, le résultat est bien meilleur: moins de mièvrerie, plus de provoc. Pas le même humour ni le même public, me direz vous, mais « Bruce TP » fut suffisamment un succès pour que « Evan TP » voit le jour, avec l'inénarrable Steve Carell....Autant dire que Bruce passe pour hilarant à coté. Il paraît....


Candidat n°6:

Commenter une œuvre qui ne me plait pas ! Voila un exercice auquel je ne me suis pas frotté depuis longtemps et pour tout vous dire, je n'en raffole pas… J'ai l'impression de me retrouver sur les bancs de la fac !!!!

Alors, mon choix se portera sur une œuvre d'un grand maitre de la peinture : Pablo Picasso, et je choisirais le tableau : « Jeune fille devant un miroir ».

Peut être trouverez vous ca étrange de l'appeler « grand maitre » vu que je sélectionne une de ses œuvres comme ne me plaisant pas, mais cela ne signifie pas que je n'apprécie pas l'intégralité de ses œuvres…Un jugement est par définition très subjectif, je ne prétends donc pas détenir la vérité, je vais juste essayer de vous explique pourquoi cette œuvre n'est à mon sens pas la meilleure qu'il ait peinte.

Elle ne me plait pas car je considère qu'il a excellé dans bien d'autres toiles, mais je conçois tout à fait qu'elle puisse plaire.

Ce qui me dérange, c'est le côté trop géométrique de cette toile. Je parle de cette toile, mais je devrais parler plutôt de toute cette période. Il n'y a pas de réalité pour moi dans ce dessin. C'est un assemblage de formes qui personnellement ne me transporte pas. A l'inverse, son génie peut me ravir dans des toiles aussi simplistes que « Femme », « Blue nude » ou « Têtes et main », car là, l'imagination peut travailler. Si j'ai choisis de vous parler de ce sujet, ce n'est pas que je sois un grand connaisseur en matière de peinture, mais j'aime bien regarder de belles toiles, bien que je sois plus sensible à l'impressionnisme… d'autre part, les femmes sont omni présentes dans la majorité de ses œuvres !! Et quand on parle de femmes, forcement, ca me passionne… Alors vous comprendrez que le contexte s'y prêtait !

Un exemple, ses oeuvres faites de quelques traits, quelles marveilles! Ces esquisses en montrent juste assez pour nous donner envie de nous imaginer le reste. Alors que dans la toile que j'ai sélectionnée, ilmontre déjà beaucoup trop de choses, les couleurs sont agressives, je n'ai pas envie de connaître cette jeune fille devant son miroir...

Par Summer
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